Derevensky et Gupta du Centre international de l’Université McGill d’étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes sont parmi les chercheurs ayant mené le plus d’études sur les corrélats entre le jeu problématique et les jeunes. D’après leur synthèse des recherches menées dans le domaine et de diverses preuves empiriques, les éléments suivants sont des facteurs de risque du jeu problématique (Stinchfield, 2004) :
- délinquance et crime
- perturbation des relations familiales
- mauvais rendement scolaire
- tendance marquée aux pensées suicidaires et aux tentatives de suicide
- sexe masculin
- initiation au jeu en bas âge (environ 10 ans)
- faible estime de soi
- nombreux symptômes de dépression
- scores élevés aux mesures de dissociation
- nombreuses expériences traumatiques
- manque d’attachement à la famille
- perception de manque de soutien social
(Les données de cette liste ont été recueillies à partir des sources suivantes : Derevensky et Gupta, 2001 ; Gupta et Derevensky, 1998 ; Hardoon et Derevensky, 2002 ; Kaufman et coll., 2002 ; Ladouceur et Mireault, 1988 ; Lesieur et Klein, 1987 ; National Opinion Research Center, 1999 ; National Research Council, 1999 ; Nower et coll., 2003 ; Stinchfield, 2000 ; Volberg, 1998 ; Wynne et coll., 1996.)
Dickson et coll. (2003), également du Centre de McGill, ont publié un rapport pour le Ontario Problem Gambling Research Centre portant sur les élèves ontariens de la 7e à la 13e année, intitulé Youth Gambling Problems: The Identification of Risk and Protective Factors. Leurs constats principaux sont les suivants :
Facteurs de protection
- cohésion familiale
- appartenance à l’école
Facteurs de risque
- membres de la famille ou pairs ayant un problème de jeu
- membres de la famille ou pairs ayant un problème d’alcool ou d’usage abusif de drogues
- décès d’un proche ou arrestation d’un membre de la famille
- maladie
- perception de mauvais rendement scolaire
- problèmes nombreux à l’école
- stratégies d’adaptation inefficaces
Facteurs ne comportant pas de risque
- présence d’un guide
- participation à des activités de loisir conventionnelles
- tendance à vouloir être « très performant »
Dans leur résumé des facteurs de risque du jeu problématique chez les jeunes, Griffiths et Wood (2000) remarquent que les adolescents atteints d’un problème de jeu sont plus susceptibles de correspondre au profil suivant :
- sexe masculin
- initiation au jeu en bas âge (même à huit ans)
- gros gains tôt dans la carrière de jeu
- tentatives constantes de recouvrer les pertes
- initiation au jeu avec les parents ou seul
- dépression avant le jeu
- excitation pendant le jeu
- pensées irrationnelles (idées fausses) pendant le jeu
- mauvaises notes à l’école
- autre toxicomanie (tabagisme, consommation d’alcool ou de drogues illicites)
- classe sociale inférieure
- parents ayant un problème de jeu ou une autre toxicomanie
- antécédents de délinquance ou de vol l’argent pour financer les habitudes de jeu
- absentéisme scolaire pour s’adonner au jeu
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