Un certain nombre d’attitudes et d’idées fausses constituent des obstacles à la prévention du jeu problématique chez les jeunes. D’abord, la société ne reconnaît pas que le jeu est un problème chez les jeunes. Comme la majorité des jeunes jouent pour le plaisir et dans l’espoir de gagner de l’argent (Derevensky et Gupta, 2001), beaucoup de gens, surtout les jeunes eux-mêmes, ne voient pas le jeu comme une activité à risque élevé. D’ailleurs, le jeu étant une forme de loisir répandue, ceux qui ne s’y adonnent pas sont une minorité. En fait, la famille d’un jeune peut maintenir une attitude passive vis‑à‑vis des habitudes de jeu de ce dernier, voire même les encourager. Enfin, le jeu chez les jeunes n’étant pas perçu comme un problème du même ordre que la consommation d’alcool ou d’autres drogues, on remarque un manque de connaissances sur les facteurs de risque du jeu, qui a pour effet d’encourager un certain laisser-faire.

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