Selon l’Organisation mondiale de la santé, des facteurs comme les troubles de l’humeur, les événements stressants de la vie et les antécédents d’abus physiques ou sexuels pendant l’enfance augmentent le risque qu’une personne se fasse du mal plus tard dans sa vie. Ces facteurs sont courants chez les personnes atteintes d’un problème lié au jeu (Organisation mondiale de la santé, 2002).

Selon une étude, 77,5% des personnes qui avaient un problème de dépendance au jeu avaient reçu un diagnostic de trouble de l’humeur à un moment de leur vie, comparativement à seulement 25% pour le groupe témoin (Specker et coll., 1996). Des taux de dépression plus élevés ont également été signalés parmi des femmes qui s’adonnaient au jeu, comparativement aux femmes de la population générale (Westphal et Johnson, 2002).

Quant aux événements stressants, les personnes aux prises avec un problème lié au jeu vivent souvent des conflits dans leur famille ou avec leurs amis, ainsi que des problèmes financiers, juridiques ou liés à leur travail. 

Des taux beaucoup plus élevés d’abus physiques et sexuels ont été signalés lors d’une étude (Specker et coll., 1996) portant sur des personnes ayant un problème de dépendance au jeu (32,5%) comparativement aux échantillons nationaux (1-2%). Des taux plus élevés d’abus physiques (41%) et sexuels (38%) pendant l’enfance ont également été signalés parmi les femmes qui s’adonnaient au jeu (Boughton et Brewster, 2002).

Pour terminer, certaines recherches semblent indiquer que l’impulsivité, souvent présente chez les personnes ayant un problème de dépendance au jeu, est aussi un facteur de risque, car elle peut contribuer à perturber leur processus décisionnel, phénomène qui précède couramment le suicide (Ledgerwood et Petry, 2004).

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