Gerry Cooper
Examinez ces trois scénarios :
1. Tamara a non seulement un problème de jeu mais elle éprouve aussi de la difficulté à entreprendre un programme de rétablissement. Elle veut obtenir de l’aide mais un ex-conjoint participe au seul groupe des Gamblers Anonymes (ga) de la ville et elle préfère ne pas avoir de contact avec lui. Tamara vit dans une petite collectivité rurale qui n’offre pas d’autres ressources de traitement spécialisé. Il y a bien un groupe de ga dans la ville voisine, mais sans accès aux transports en commun, Tamara ne peut pas s’y rendre. Elle se sent seule et ne sait pas quoi faire.
2. Joe, qui a été gravement blessé dans un accident du travail, passe le plus clair de son temps dans son appartement, qui a pris des allures d’hôpital. Joe est entouré d’appareils médicaux. Il est bien conscient de consacrer beaucoup trop d’argent au jeu malgré son immobilité et son grave problème d’élocution. Il envoie son fils acheter toute une gamme de billets de loterie deux fois par semaine, mais c’est sa nouvelle passion — le jeu par Internet — qui lui occasionne les plus grosses pertes. Pour jouer, il n’a même pas besoin de quitter son salon. Il aimerait bien obtenir de l’aide, mais même s’il pouvait participer à un groupe d’entraide, son problème d’élocution rendrait la communication difficile.
3. Kevin s’est lancé dans des investissements spéculatifs qui lui causent beaucoup d’ennuis. Conscient d’avoir besoin d’aide, il craint que sa carrière dans le secteur des services financiers soit compromise si on découvrait son problème. Il a songé à obtenir du counseling, mais par peur d’être découvert et que sa femme s’aperçoive qu’ils ont d’importantes dettes (sans compter les complications que cela poserait sur le plan de son horaire), Kevin est paralysé, plongé dans un état dépressif de plus en plus profond et incapable de changer son comportement problématique. Il rêve d’une cure miracle où il se retrouverait comme par magie dans un groupe d’entraide et de rétablissement qui lui prodiguerait soutien et conseils.
Les cas fictifs de Tamara, Joe et Kevin ont plusieurs points en commun. Les trois s’inquiètent de leurs habitudes de jeu et semblent prêts à obtenir une aide extérieure. Ils ont malheureusement découvert que le système traditionnel de counseling en face à face était limité et ne pouvait pas répondre à leurs besoins particuliers (les trois scénarios mettent en lumière des problèmes de confidentialité, sécurité, géographie, accès, préjugés, isolation, communication). Ces trois personnes risquent fort de passer entre les mailles du filet et de voir leur problème de jeu s’aggraver.
La bonne nouvelle est que l’Internet constitue un véhicule idéal pour surmonter ces obstacles. Les groupes d’entraide n’ont d’ailleurs pas attendu pour tirer avantage de cette technologie et créer des communautés virtuelles d’entraide.
Aperçu des groupes d’entraide
Selon le chercheur Jerry Finn, « on estime qu’il existe plus de 400 types distincts de groupes d’entraide ou de soutien qui comptent 500 000 groupes aux États-Unis et auxquels participent plus de 15 millions de personnes, et que le nombre de groupes a quadruplé depuis les dix dernières années » (1996, p. 22). Les avantages de ces groupes sont multiples :
...partager de l’information, des idées, des faits, des ressources, etc.; entamer un dialogue dialectique permettant de voir les deux côtés de la médaille; discuter de sujets tabous; se retrouver avec des gens qui sont dans le même bateau et peuvent comprendre; côtoyer des gens qui ressentent eux aussi le besoin de se départir des mêmes difficultés et qui nous motivent à apporter des changements; entamer et pratiquer la recherche de solutions; surmonter son sentiment d’aliénation et d’isolement; modérer son investissement émotif; assumer un rôle de soutien; se sentir inspiré et reprendre espoir; établir un réseau social; aider plus de gens à un coût moindre (Finn et Lavitt, 1994, p. 24).
L’approche en ligne
Entraide en ligne
Le nombre de participants aux groupes d’entraide risque de continuer à augmenter en raison de l’accessibilité accrue de nouveaux groupes via Internet. Les groupes d’entraide en ligne peuvent être synchrones (où plusieurs membres discutent en temps réel et peuvent afficher des messages simultanément) ou asynchrones (où des messages déjà affichés sont disponibles par fil conducteur ou thème).
➤ MISE EN GARDE : Bien qu’Internet puisse être un important outil de traitement, il importe de noter qu’il présente aussi certains problèmes. De nouvelles formes de jeu créent de nouveaux marchés, y compris chez les mineurs. On prévoit que les revenus associés au jeu par Internet atteindront 10 milliards de dollars US d’ici l’an 2000 (McGuigan, 1998). Il est très difficile de proscrire ce genre d’activités puisqu’il est pratiquement impossible d’appliquer la loi dans les pays étrangers d’où proviennent généralement ces sites Internet.
Qui a accès à l'internet ?
De 1981 à 1992, le nombre d’ordinateurs personnels dans les foyers nord-américains a augmenté au centuple grâce principalement aux développements de la technologie — la puissance des puces double tous les 18 mois et leur prix diminue de moitié (Gilder, 1994). Au mois de juin 2000, on estimait à 332,7 millions le nombre de personnes branchées sur Internet dans le monde (nua Internet Surveys, 2000a), dont 147,5 millions Nord- Américains (nua Internet Surveys, 2000b). Au Canada, un foyer sur quatre était branché sur Internet en 1998 (Carey, 1999). Ces chiffres sont très impressionnants, surtout lorsque l’on considère que cette technologie n’a pas 30 ans ! La diminution des prix des ordinateurs et l’accessibilité accrue d’Internet dans les bibliothèques publiques devraient vraisemblablement faire augmenter le nombre d’internautes.
Groupes de soutien en ligne et santé
On a constaté qu’il existe des groupes de soutien en ligne pour diverses questions1 de santé, entre autres à des fins d’information et de promotion de la santé dans les domaines suivants :
- cancer du sein
- jeunes mères monoparentales
- troubles de l’alimentation
- parents d’enfants ayant des besoins particuliers
- renseignements médicaux divers
- sclérose latérale amyotrophique
- rétablissement des toxicomanes
- victimes d’agressions sexuelles
- jeu problématique
- adolescents ayant des troubles affectifs
- étudiants en travail social souffrant de stress
Avantages de l’approche en ligne
Selon Ferguson et Madara (1998), le soutien en face à face traditionnel et le soutien en ligne présentent bon nombre des mêmes forces. Les auteurs soutiennent toutefois que les groupes en ligne ont dix avantages additionnels :
- Accès plus pratique (les participants n’ont pas à se préoccuper de leur apparence et peuvent quitter le groupe en cliquant simplement sur un bouton).
- Il est plus facile de trouver des groupes sur des problèmes rares.
- Il est plus facile d’obtenir de l’information technique et grand public en ligne.
- Les personnes entretiennent une relation davantage d’égal à égal avec leur fournisseur de soins de santé (si ce service est disponible en ligne).
- Les personnes qui ont recours au soutien en ligne ressentent une plus grande responsabilité personnelle et prennent donc davantage en main leur santé.
- Les fournisseurs de soins de santé assument davantage un rôle d’aidant que d’autorité, ce qui les rapproche des usagers.
- Les discussions en ligne permettent aux fournisseurs de soins de santé de mieux connaître les besoins de leurs patients, ce qui se traduit par de nouvelles connaissances et compétences.
- Les discussions peuvent être archivées et consultées ultérieurement.
- Les obstacles physiques sont réduits (par exemple, mauvais temps, distance, horaire de travail, etc.).
- L’anonymat est absolu (contrairement aux groupes de soutien traditionnels en face à face où l’anonymat est le résultat d’une entente entre les membres).
D’autres avantages au soutien en ligne ont également été suggérés, notamment :
- Les signes de statut social (par exemple l’apparence physique) sont réduits (Finn, 1996; Galinsky et coll., 1997).
- Les personnes réticentes à s’exprimer en public peuvent être davantage prêtes à participer à un groupe en ligne (Finn et Lavitt, 1994; Meier, 1997).
- Le soutien en ligne peut faire disparaître le sentiment d’isolement social (Dunham et coll., 1998).
- Les personnes qui, à cause de leur horaire chargé, ne pourraient pas se déplacer peuvent quand même se rencontrer en ligne (Anderson et Kanuka, 1997).
Il faut toutefois être conscient des désavantages du soutien en ligne :
- L’accès est souvent limité aux personnes qui ont les moyens d’avoir un ordinateur à la maison et d’être branchées sur Internet (Finn, 1996; Lacroix, 1997).
- Les personnes qui ont recours au soutien en ligne peuvent graduellement s’isoler si elles passent davantage de temps avec leurs compagnons virtuels qu’avec leurs amis et famille (Finn, 1996; Kraut et coll., 1998; Zimmerman, 1987). Cela peut accentuer le sentiment d’isolement et de dépression (Kraut et coll., 1998).
- Puisque les participants changent constamment, les discussions peuvent aller dans toutes les directions et être répétitives (Meier, 1997, p. 43).
- Une exposition prolongée à Internet peut entraîner une dépendance (Morahan- Martin, 1998).
- Certaines inquiétudes ont été soulevées quant à la responsabilité par rapport aux conseils prodigués via Internet (Lacroix, 1997; Schwadron, 1997)2.
L’aide en ligne est-elle efficace ?
Il existe de nombreuses études sur l’efficacité des groupes de soutien en ligne. Si l’objet du présent chapitre n’est pas de faire une analyse bibliographique détaillée, j’aimerais toutefois souligner trois de ces études.
Une des études les plus exhaustives portait sur les répercussions du soutien en ligne chez les adolescents ayant des troubles affectifs comparativement aux groupes en face à face. Zimmerman (1987) a constaté que les jeunes exprimaient davantage leurs émotions et parlaient de questions interpersonnelles plus fréquemment dans les groupes en ligne. Au total, 18 adolescents de 13 à 20 ans ont participé à un projet échelonné sur plusieurs mois : ils ont acquis des compétences informatiques de base pour ensuite participer à un groupe de discussion fermé (interne), sans contrainte sur le plan de la langue et du contenu. Les données recueillies ont fait l’objet d’une analyse qualitative et quantitative. Zimmerman a conclu que « la communication par ordinateur peut représenter un nouveau moyen de susciter parmi ces adolescents une interaction verbale de type relationnelle, riche en émotions » (p. 837).
Une autre étude intéressante menée dans la région de Halifax a soumis 42 jeunes mères monoparentales (âgées entre 15 et 20 ans) à un test de stress parental avant et après leur participation à un groupe de soutien en ligne privé (protégé par un garde-barrière) pendant plus de six mois (Dunham et coll., 1998). La plupart ont pris part au groupe de façon régulière une fois qu’on leur a fourni un ordinateur.Voici ce que les chercheurs ont observé :
- Il existe une corrélation entre la participation au groupe en ligne, l’augmentation du sentiment d’appartenance et la réduction du niveau de stress.
- Les personnes qui offrent le plus de soutien sont aussi en général celles qui en reçoivent le plus.
- Les mères les plus isolées sur le plan social sont plus susceptibles de participer au groupe.
L’équipe de chercheurs a conclu que « l’établissement de liens étroits entre les personnes ayant des intérêts et problèmes communs est la norme plutôt que l’exception. Selon nos données, la technologie ne met pas un frein au contenu socio-émotif des discussions » (ibid., p. 300-1). À la fin du projet, les participantes ont même insisté pour conserver leur réseau de soutien ! Finalement, une enquête a été effectuée auprès d’animateurs de groupes d’entraide afin d’en apprendre davantage sur leur niveau d’expérience, de connaissance et d’aisance par rapport à ces groupes (Galinsky et coll., 1997). Parmi les 213 questionnaires utilisables, les auteurs de l’enquête ont constaté que les raisons les plus souvent citées du recours à la communication par ordinateur étaient l’éducation et le soutien. Ils ont aussi observé que la capacité à maîtriser la technologie pouvait en soi avoir un effet d’habilitation.
Aide en ligne pour les joueurs à problèmes
Groupes d’entraide
La multiplication de la documentation à l’appui du succès des groupes d’entraide en ligne pour diverses questions de santé nous porte à croire que de tels groupes peuvent également être bénéfiques aux personnes qui cherchent à résoudre leur problème de jeu. Malheureusement, il semble pour l’instant y avoir très peu de publications, pour ne pas dire aucune, décrivant le recours des joueurs à problèmes au soutien en ligne dans le cadre de leur démarche thérapeutique.
Une étude par observation non publiée laisse toutefois entendre que les joueurs à problèmes font bon usage du soutien en ligne (Cooper, 1998). Il s’agit d’une analyse des messages versés au site GAweb3 (un groupe de soutien en ligne asynchrone populaire auprès des joueurs à problèmes) pendant un an. Les participants (100 hommes et 100 femmes sélectionnés au hasard parmi les usagers de 1997) ont indiqué provenir des quatre coins du monde, notamment l’Australie, le Canada, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Irlande et les États-Unis. Voici les principales constatations de l’étude :
Le nombre de messages provenant de femmes a augmenté au cours de l’année et représentait, à la fin de 1997, 44 % des interventions effectuées. La fréquence et l’envergure des messages des femmes étaient similaires à celles des hommes.
- Les femmes avaient tendance à demander de l’aide plus souvent que les hommes, à commencer un fil de discussion plus souvent et à se présenter comme un nouveau membre.
- Les hommes étaient plus susceptibles de fournir une adresse électronique et de déclarer avoir cessé de jouer depuis un an.
- La plupart des messages sont affichés durant la soirée.
Il est clair que des recherches plus poussées sur cette nouvelle forme de soutien s’imposent.
Information et aide en matière de jeu problématique
Outre les groupes de soutien en ligne, il existe également de nombreux sites Internet donnant accès à de l’information et de l’aide sur les problèmes de jeu. Cette information n’est toutefois pas toujours exacte. Puisque dans cet environnement dynamique, il est tout aussi facile de recevoir que de donner de l’information, il faut prendre des précautions pour s’assurer que l’information et les conseils que l’on reçoit sont fiables. Par exemple, on peut vérifier en quelques minutes s’ils sont corroborés sur des sites affiliés à des établissements reconnus, comme des universités ou des hôpitaux.
Cela dit, il existe de nombreux sites que vous ou vos clients pourriez trouver intéressants. Vu l’évolution constante et la taille gigantesque d’Internet, il n’est toutefois pas possible de décrire adéquatement toutes les ressources qui y sont disponibles. La liste partielle qui suit indique certains des sites contenant de l’information sur le jeu problématique à jour au mois d’octobre 2000. Même si ces sites peuvent changer ou disparaître au fil des ans (puisque le présent ouvrage survivra sûrement à certains d’entre eux), ils donnent une idée du genre d’information sur le jeu problématique disponible sur Internet, information qui devrait vraisemblablement devenir plus abondante au cours des prochaines années.
Recours à Internet
Même si vous ou vos clients n’avez pas accès à Internet, sachez que ce service est souvent offert gratuitement dans les bibliothèques publiques. Le personnel se fera un plaisir de vous montrer comment obtenir l’information que vous désirez (p. ex., sur la Fondation canadienne des joueurs invétérés) au moyen d’un moteur de recherche. (Il suffit d’entrer le mot clé et un certain nombre de liens hypertextes apparaîtront qui vous permettent, du bout de votre souris, d’accéder au site correspondant.) Lorsque vous transcrivez une adresse URL (les caractères entre les crochets < >), assurezvous de son exactitude, car toute erreur entravera votre accès au site recherché. Par exemple, n’interchangez pas les minuscules et les majuscules, et n’oubliez pas les points, virgules ou deux points, etc. Tous les caractères doivent être entrés dans l’ordre pour localiser le site.
Comment concevoir son propre site Web
Il est relativement facile de lancer votre propre groupe de discussion ou de concevoir votre propre page Web sur Internet. Un nombre croissant de personnes, de clients ou de fournisseurs de services le font, individuellement ou collectivement.
Serveurs de listes
Pour établir une liste d’envoi, il suffit de prendre contact avec quelques personnes qui vivent une situation similaire (par exemple qui souffrent de dépression et ont un problème lié aux appareils de loterie vidéo ou alv) et de regrouper leur adresse électronique dans l’annuaire de votre logiciel de courriel. Vous devez ensuite décider du type d’information ou de matériel que vous désirez leur envoyer, et de la fréquence de vos envois. Vous pouvez aussi inviter les membres du groupe à vous envoyer des messages ou des articles que vous compilerez et distribuerez éventuellement à chacun. Pour attirer de nouveaux membres, vous pouvez trouver sur Internet des groupes de discussion ayant des intérêts similaires et y afficher un article sur le thème de votre groupe et la façon d’obtenir votre bulletin. L’ouvrage de Tom Ferguson, Health Online (1996a), offre d’excellents exemples des premiers pas faits par différents groupes et listes d’envoi sur Internet.
Pages Web
La publication d’une page Web sur Internet n’est pas beaucoup plus compliquée. Si j’ai pu le faire, n’importe qui peut y arriver ! Les logiciels disponibles aujourd’hui pour la conception de pages Web font de n’importe quel néophyte un expert en la matière. Vous pouvez télécharger sur le serveur de votre fournisseur de service Internet tout document que vous désirez afficher sur votre site (il faut absolument avoir un fournisseur de service pour avoir accès à Internet). Pour effectuer ce transfert, vous devez utiliser un logiciel de protocole de transfert de fichier (FTP). Ce logiciel est souvent offert gratuitement sur Internet (pour savoir où, faites une recherche à l’aide de mots clés). Vous pouvez ajouter des fonctions plus évoluées (comme des liens hypertextes et des graphiques) à l’aide du langage HTML (langage hypertexte) ou en utilisant un logiciel de conception de page Web (encore une fois, il existe de nombreuses versions gratuites de ces logiciels sur Internet). Une fois que votre page Web est opérationnelle, vous pouvez la publiciser en donnant votre adresse URL à d’autres exploitants de pages Web et en leur demandant d’établir un lien vers la vôtre. Les visiteurs de leur site découvriront bientôt le vôtre et vous recevrez des messages des quatre coins de la planète !
Pour terminer
Les cas de Tamara, Joe et Kevin, décrits au début de cette section, présentent des défis pour les méthodes plus traditionnelles d’aide. Après avoir pris connaissance d’innombrables récits sur GAweb et ailleurs dans le cyberespace, je suis fermement convaincu qu’Internet pourra aider un nombre croissant de personnes à trouver de l’information, du soutien et de l’aide. L’effort que les thérapeutes devraient déployer pour faciliter ces contacts demeure une question de point de vue personnel et est sans doute matière à débat. Certains, toutefois, diront que les personnes qui consultent pour la première fois un spécialiste en counseling méritent au moins d’être informées des autres approches qui pourraient les aider, surtout quand ces approches offrent autant d’avantages que le soutien en ligne. Idéalement, les thérapeutes prendront bientôt l’habitude d’acheminer leurs clients vers ses programmes, ou du moins de les informer de leur existence. Bien entendu, les thérapeutes gagneraient certainement à consulter les discussions des joueurs à problèmes dans les forums ouverts. Bonne navigation !
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