Les quelques tudes qui portent sur les diffrences entre les sexes en ce qui a trait au jeu et au jeu problmatique rvlent plusieurs diffrences importantes.
1. Motifs de sadonner au jeu
En ce qui concerne le jeu, lune des diffrences les plus remarques entre les sexes est le motif. De nombreux chercheurs ont constat que les hommes ont tendance jouer parce que le jeu leur procure un sentiment dexcitation ou deuphorie et leur fournit de laction (Ladd et Petry, 2002 ; Walker, G. J. et coll., 2005), tandis que les femmes le font surtout pour chapper une vie marque par la dception ou le stress et pour pouvoir faire face leurs dfis (Ladd et Petry, 2002 ; Boughton et Brewster, 2002).
2. volution et ge dapparition du problme
Lvolution dun problme de jeu est beaucoup plus rapide chez les femmes que chez les hommes (Tavares et coll., 2001). De plus, les femmes ont tendance commencer jouer beaucoup plus tard dans leur vie, comparativement aux hommes. Dans leur tude, Tavares et coll. (2001) ont constat quen moyenne, les femmes sinitient au jeu lge de 34,2 ans, comparativement 20,4 ans chez les hommes.
3. Reprsentation des femmes dans les programmes de traitement
Beaucoup de rsultats de recherches semblent indiquer que les femmes sont sous-reprsentes dans les programmes de traitement. Les femmes ne constituent que 2 7% des membres des Gamblers Anonymes (Mark et Lesieur, 1992 ; Lesieur et Blume, 1991).
4. Autres comportements risque
Martins et coll. (2004) se sont penchs plus particulirement sur les comportements risque de personnes qui avaient un problme li au jeu. Les chercheurs ont cern plusieurs diffrences cls :
- Les femmes taient plus susceptibles de faire une tentative de suicide que les hommes.
- Les hommes manifestaient davantage de comportements sexuels risque lev que les femmes.
- Les hommes taient plus susceptibles de faire un usage abusif dalcool que les femmes.
- Aucune diffrence nexistait entre les sexes relativement leur implication dans des activits illgales.
Bien que dautres chercheurs aient confirm que les hommes ayant un problme li au jeu sont plus susceptibles de dclarer un usage abusif dalcool, et que les femmes, quant elles, sont plus susceptibles de dclarer un usage abusif de mdicaments sur ordonnance (Toneatto et Skinner, 2000 ; Ladd et Petry, 2002), le degr relatif de complications judiciaires reste incertain. loppos de Martins et coll. (2004), Ladd et Petry (2002) ont rvl que les hommes connaissaient davantage de dmls avec la justice que les femmes. Abbott (2002) a constat que les femmes sont moins portes commettre une infraction criminelle lie au jeu, mais quelles courent davantage de risques dtre dclares coupables dune infraction criminelle.
5. Questions lies aux relations intimes
Ladd et Petry (2002) ont galement constat que les femmes ayant un problme de jeu taient beaucoup plus susceptibles que les hommes de vivre avec quelquun ayant galement un problme de jeu ou un problme dalcool. Par consquent, le milieu familial de ces femmes peut constituer un environnement plus instable et stressant et moins positif que celui des hommes atteints dun problme de jeu. Les femmes qui ont particip ltude avaient galement plus damis qui jouaient que les hommes, ce qui semble indiquer que leurs comportements de jeu sont plus troitement lis leur rseau social, do leur difficult accrue dchapper diverses situations de jeu ou dviter certaines pressions lies au jeu. (Ladd et Petry, 2002)
Il existe galement des diffrences entre les sexes lendroit de la sant mentale, des traumatismes, des finances et de diverses dimensions sociales. Ces diffrences seront abordes en dtail dans la section suivante, Facteurs de risque.
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